« La culture ne s'hérite pas, elle se conquiert. »
André MALRAUX

À La Ciotat, actuellement, on subventionne le profit commercial plutôt que l'audace artistique ! Plus d'un million d'euros va à une entreprise privée, la Chaudronnerie, qui programme du divertissement, tandis que les associations locales survivent avec des miettes. Les habitants n'ont plus accès à une culture exigeante qui éveille les consciences et émancipe.
Nous ferons un état des lieux de tous les espaces culturels municipaux (Chaudronnerie, Halles Lumière, Eden, Médiathèque, Conservatoire) avec une commission citoyenne qui réunira élus, associations professionnelles et citoyens volontaires. Ensemble, nous réécrirons les cahiers des charges pour remettre ces lieux au service de l'intérêt général.
Nous voulons une culture accessible toute l'année : création artistique, diffusion ambitieuse, formation pour tous et pratiques amateurs. Une culture dans les écoles, les quartiers, les parcs, … . Gratuite pour les scolaires, ouverte aux artistes locaux.
Fin de
la culture
à deux vitesses !
À La Ciotat, la politique culturelle actuelle subventionne le divertissement et le profit commercial de sociétés extérieures plutôt que l’audace artistique et la création locale ! La Délégation de Service Public (DSP) de la Chaudronnerie reçoit 1 050 000 €, pour gérer les deux salles, finalement sous-utilisées, avec des tarifs inabordables et une programmation largement fermée aux pratiques locales. Les autres acteurs culturels ciotadens, qui font vivre la ville toute l’année, doivent survivre avec à peine 84 000 €. La Halle Lumière, patrimoine emblématique, est laissée à l’abandon et louée sans aucun cahier des charges à des producteurs privés pour une somme dérisoire (900 €/mois pour 200m2, sans exigence de maintenance ni de restauration. Certaines associations, pourtant moteur d’une animation culturelle régulière, accessible et populaire, ne bénéficient que d’un soutien symbolique. Cette politique culturelle tourne le dos à la création, à l’expérimentation et aux artistes du territoire.
Ce lieu est géré comme une entreprise parisienne lucrative (société S-Pass) et non comme un service public. 50% de la programmation est purement commerciale (théâtre de boulevard, humoristes de masse). Pire, les comptes sont opaques, avec des frais généraux étonnants et une absence totale de médiateur culturel pour créer du lien avec les habitants.
Comment accepter que la mairie offre 3 500 € au Lyons Club pour un anniversaire, quand les Restos du Cœur ne reçoivent que 2 000 € ?
Nous dénonçons le bradage de ce bâtiment Eiffel à une société de production pour moins de 1 000 €/mois, sans aucune exigence de préservation du patrimoine. Notre projet est d’en faire un espace socio-culturel pérenne, avec deux salles de cinéma classées Arts et Essai, construit en concertation avec les associations qui se mobilisent pour la sauvegarde culturelle et continuent à mener des actions culturelles.
Nous voulons rompre avec la logique de profit pour faire de la Chaudronnerie un véritable lieu de création théâtrale et artistique, ouvert aux résidences d’artistes, aux scolaires et aux pratiques locales, avec une programmation accessible et une tarification fondée sur le quotient familial.
La Chapelle des Pénitents bleus, le Musée de La Ciotat, mais aussi d’autres bâtiments municipaux aujourd’hui sous-utilisés ou vacants doivent redevenir des lieux vivants. Nous engagerons un inventaire des espaces communaux disponibles afin de les ouvrir à des usages culturels, associatifs et éducatifs, en lien avec les habitants et les artistes du territoire.
L’action culturelle doit sortir du centre-ville. Nous déploierons des activités de proximité (bibliobus, projections, spectacles décentralisés, ateliers), notamment dans les quartiers périphériques comme Fardeloup, pour garantir un accès réel à la culture partout sur le territoire.
Nous soutiendrons la création d’un BTS Métiers de l’audiovisuel au lycée Lumière afin de former nos jeunes aux métiers de l’image et du son. Nous garantirons également l’accès aux lieux culturels pour tous les élèves, de la maternelle à l’université, en mobilisant pleinement les dispositifs départementaux et régionaux en lien direct avec les établissements scolaires.
La culture
est un droit,
pas un luxe !
Une culture
inclusive
pour tous !
Pour en finir avec l'opacité, nous créerons une commission regroupant des élus (majorité et opposition), des techniciens du monde culturel et des citoyens volontaires et/ou reconnus pour leur engagement dans la culture. Elle rédigera les cahiers des charges des lieux municipaux pour garantir l'intérêt général. Pensée pour faciliter et non bloquer, elle aidera tous les artistes dans leurs démarches quels qu’ils soient.
– Tarification : nous mettrons en place une politique tarifaire pour tous ! Précaires, jeunes, familles, groupe et gratuité pour tous les scolaires.
– Transparence financière : nous exigerons une certification annuelle des comptes pour chaque délégation de service public.
– L’égalité pour le savoir : nous lancerons un cycle de conférences gratuites (sur le modèle du Collège de France) pour partager les savoirs avec tous les ciotadens.
Face à la montée des extrêmes,
face aux discours simplistes et haineux,
la culture est notre meilleure arme.
Elle combat l'ignorance qui nourrit la peur.
Elle ouvre des horizons.
Elle fait de nous des citoyens libres.
Ne laissez
plus d'autres
décider de
la couleur
de votre ville !
Le 15 mars, chaque voix compte
pour que La Ciotat redevienne
le berceau d'une culture
pour tous, exigeante
et solidaire.
Soutenir la création professionnelle sur le territoire
Rémunérer les artistes et faire circuler les œuvres.
Éveil artistique, pratiques et découverte des métiers.
Ouvrir les lieux aux pratiques et résidences locales.
1
Élus, associations professionnelles et citoyens volontaires décideront ensemble de la politique culturelle de la ville et définiront le cahier des charges des équipes en charge des lieux.
2
Un vrai théâtre municipal avec de la création, de la diffusion variée, des tarifs abordables et l’ouverture des lieux aux artistes et associations de La Ciotat.
3
Deux salles de cinéma Arts et Essais, espaces de répétition et lieux de diffusion pour les artistes et pratiques amateurs en concertation avec les associations existantes.
4
Cours, ateliers, mise à disposition d'instruments et élargir les horaires d’ouverture pour permettre la pratique artistique tout au long de la vie.
5
Aider les associations locales à se professionnaliser, à rétribuer les artistes, avec une dotation annuelle de fonctionnement.
6
Tarifs pour précaires, jeunes, familles et groupes dans tous les équipements culturels municipaux.
7
Rencontres avec des artistes dans les écoles, collèges, lycées et IUT, et création d'un BTS Cinéma.
8
Bibliobus, concerts et spectacles dans tous les quartiers, résidences d'artistes dans les lieux vacants.

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