« La croissance pour la croissance est l’idéologie de la cellule cancéreuse. »
Edward GOLDSMITH

À La Ciotat, la question énergétique n’est pas abstraite. Elle touche directement le pouvoir d’achat des familles, la survie des commerces, l’avenir des zones d’activités comme ATHELIA, la gestion de l’eau, la mobilité et l’aménagement urbain. La flambée des prix de l’électricité ces dernières année a fragilisé des milliers de ménages et d’entreprises en France. Notre ville n’y a pas échappé.
Face à l’urgence climatique, face à la hausse durable des coûts de l’énergie, face aux dérèglements qui frappent déjà notre territoire méditerranéen (sécheresses, canicules, incendies), nous devons reprendre la main !
La transition énergétique n’est pas une contrainte : c’est une opportunité pour La Ciotat de devenir un territoire pionnier, solidaire et souverain.
Nous sommes
à la croisée
des chemins !
Le dérèglement climatique n’est plus une projection théorique. L’année 2023 a été la plus chaude jamais enregistrée au niveau mondial, avec +1,48 °C par rapport à l’ère préindustrielle (Copernicus Climate Change Service). En France, 2022 et 2023 ont été marquées par des sécheresses historiques, affectant plus de 90 % des départements durant l’été 2022 (Ministère de la Transition écologique). Parallèlement, l’effondrement de la biodiversité est documenté : selon l’IPBES, un million d’espèces sont menacées d’extinction dans le monde. En France, les populations d’oiseaux des milieux agricoles ont chuté d’environ 30 % en 30 ans (MNHN / CNRS). La Ciotat, territoire littoral, n’est pas protégée de ces réalités : montée des températures, tension sur la ressource en eau, risques accrus d’incendies. Agir localement devient une nécessité stratégique.
La crise climatique est aussi une crise sociale. En France, les 10 % les plus riches émettent environ 5 fois plus de CO₂ que les 50 % les plus modestes (rapport Oxfam 2023). Dans le même temps, la précarité énergétique touche près de 12 % des ménages français (ONPE, 2023). L’énergie, le logement, les transports et l’emploi sont interdépendants. Une mauvaise isolation renchérit les factures. Une absence de transport collectif oblige à utiliser la voiture. Une flambée des prix de l’électricité fragilise les TPE locales. La transition énergétique n’est donc pas un luxe écologique : c’est une condition de justice sociale et de résilience économique.
Le techno-solutionnisme promet que l’innovation seule résoudra la crise climatique. Or, malgré les progrès technologiques, les émissions mondiales de CO₂ liées à l’énergie ont atteint un record de 37,4 milliards de tonnes en 2023 (Agence Internationale de l’Énergie). En France, les énergies fossiles représentent encore plus de 40 % de la consommation d’énergie primaire (Chiffres clés de l’énergie 2024, SDES). La technologie est indispensable, mais elle ne suffira pas sans sobriété, planification et choix politiques assumés. La transition ne peut être laissée aux seules logiques de marché.
Sources : Copernicus Climate Change Service (2024) ; Ministère de la Transition écologique ; IPBES (2019) ; Muséum national d’Histoire naturelle ; Oxfam, Inégalités carbone (2023) ; Observatoire National de la Précarité Énergétique (2023) ; AIE (2024) ; SDES, Chiffres clés de l’énergie (édition 2024)
Les transports représentent 33 % de la consommation finale d’énergie en France, le résidentiel 28 %, l’industrie 18 % (SDES, 2024). Le pétrole reste la première énergie consommée (39 %). Cette dépendance fragilise notre souveraineté et notre pouvoir d’achat. La commune peut agir sur ses bâtiments, ses transports, son urbanisme. Sortir des énergies fossiles ne se décrète pas en un jour, mais chaque investissement municipal doit désormais être évalué à l’aune de cet objectif.
La part des énergies renouvelables dans la consommation finale brute d’énergie en France atteignait 22,2 % en 2023, loin de l’objectif de 33 % fixé pour 2030 (Ministère de la Transition écologique). Pourtant, le potentiel solaire des régions méditerranéennes est parmi les plus élevés de France métropolitaine. Les zones d’activités comme ATHELIA, avec leurs toitures plates et exposées plein sud, représentent une opportunité stratégique pour développer massivement le photovoltaïque local. Produire localement permettrait de sécuriser une partie de l’approvisionnement, réduire la facture énergétique communale et participer à l’effort national.
Le chauffage constitue la principale source de consommation énergétique des logements. Une rénovation thermique performante peut réduire de 30 % à 60 % les besoins énergétiques d’un bâtiment (ADEME). En France, on estime à environ 5 millions le nombre de « passoires thermiques » (logements classés F ou G). Généraliser l’isolation des bâtiments publics et inciter à la rénovation privée est l’un des leviers les plus efficaces et les plus rapides pour réduire les émissions locales et protéger les ménages contre la hausse des prix.
Le transport ferroviaire de marchandises est en moyenne 4 fois plus économe en énergie que le transport routier (Ministère de la Transition écologique). Par ailleurs, un moteur électrique a un rendement énergétique environ 3 fois supérieur à celui d’un moteur thermique. Développer les transports collectifs, les mobilités douces, la multimodalité électrique et limiter les déplacements contraints permettrait de réduire significativement les émissions locales tout en améliorant la qualité de l’air et la fluidité urbaine.
Sources : SDES, Chiffres clés de l’énergie 2024 ; Ministère de la Transition écologique, bilan EnR 2024 ; ADEME ; Ministère de la Transition écologique
Réduire
la consommation
n’est plus une option !
Une énergie
positive
pour tous !
La flambée des prix de l’électricité en 2022-2023 a mis en lumière les limites du marché européen de l’énergie. En 2024, le nombre de défaillances d’entreprises en France a dépassé 66 000, un niveau inédit depuis 15 ans (Banque de France). La hausse des coûts énergétiques a été identifiée comme un facteur aggravant. Une régie publique locale de l’énergie permettrait de sécuriser les investissements, stabiliser les prix et réorienter les bénéfices vers le territoire plutôt que vers des intermédiaires privés.
Le Code général des collectivités territoriales reconnaît aux communes un rôle d’autorité organisatrice de la distribution d’énergie (articles L2224-31 et suivants). Elles peuvent développer des installations renouvelables, des réseaux de chaleur, planifier via le PLU des exigences de performance énergétique. La transition énergétique ne dépend donc pas uniquement de décisions nationales : le levier communal est réel et stratégique.
Selon l’ONPE, près de 3,5 millions de ménages sont en situation de précarité énergétique en France. Instituer une tarification progressive, garantir les premiers kWh indispensables, accompagner les rénovations pour les ménages modestes sont des mesures concrètes de justice sociale. La transition doit protéger d’abord celles et ceux qui subissent déjà les inégalités.
La transition énergétique peut être un moteur d’emploi local. Le secteur des énergies renouvelables représentait environ 236 000 emplois en France en 2022 (Observatoire des emplois de la transition écologique). En orientant les investissements vers les filières solaires, marines et d’efficacité énergétique, La Ciotat peut créer de l’activité durable, former les jeunes aux métiers d’avenir et diversifier son tissu économique.
Sources : Banque de France, 2024 ; Code général des collectivités territoriales ; ADEME / Observatoire national des emplois et métiers de l’économie verte.
Face à la flambée des prix,
face aux marchés spéculatifs,
face aux dérèglements climatiques,
l’énergie est devenue un enjeu démocratique.
Elle conditionne nos factures, nos emplois, notre avenir.
Produire ailleurs, subir ici :
ce modèle est à bout de souffle.
À La Ciotat,
nous pouvons produire.
Nous pouvons décider.
Nous pouvons protéger.
Ne laissez
plus d’autres
fixer le prix
de votre quotidien !
Le 15 mars, chaque voix compte
pour que La Ciotat reprenne
le contrôle de son énergie,
pour qu’elle devienne
plus juste,
plus sobre,
plus forte.
Produire localement et reprendre la maîtrise publique.
Consommer moins, consommer mieux.
Garantir l’accès à l’énergie et à l’eau pour tous.
Faire de la transition un moteur économique ciotaden.
1
Création d’un établissement public local (type EPIC) pour produire, acheter et distribuer l’électricité renouvelable municipale pour sécuriser les prix, éviter les intermédiaires privés, investir localement.
Exemples existants : Grenoble, Montdidier.
➡ Étude de faisabilité dès la première année.
➡ Budget prévisionnel d’amorçage : 500 000 € (audit, ingénierie juridique, structuration).
2
Équipement des toitures publiques (écoles, gymnases, bâtiments administratifs) et des parkings en ombrières solaires.
Potentiel estimatif :
50 000 m² mobilisables
8 à 10 MW installés
Production annuelle : environ 12 GWh
➡ soit l’équivalent de la consommation électrique de 4 000 foyers.
Investissement estimé : 8 à 10 M€
Retour sur investissement : 10 à 12 ans.
Réduction directe des factures municipales.
3
Convention avec les entreprises pour équiper les toitures industrielles.
Objectif :
- 20 MW supplémentaires sur 5 ans
- Production couvrant une part significative des besoins des zones d’activité
- Création d’une communauté énergétique locale en partenariat avec Enercoop
4
Retour en régie publique de l’eau et de l’assainissement.
Objectifs :
- Transparence totale des coûts
- Fin des marges privées
- Tarification progressive
- Premiers m³ d’eau garantis pour les besoins essentiels.
Exemples : Paris, Nice, Grenoble.
Économies observées ailleurs : 8 à 15 % sur les factures après retour en régie.
5
Audit énergétique complet du patrimoine municipal la première année.
Objectif : -40 % de consommation énergétique sur 6 ans.
Économie budgétaire estimée : plusieurs centaines de milliers d’euros par an.
Financement mobilisable : CEE, fonds européens, Banque des Territoires.
6
Gratuité pour les moins de 25 ans et les demandeurs d’emploi dès le début du mandat.
- Déploiement de navettes électriques intra-communales.
- Création de 20 km supplémentaires de pistes cyclables sécurisées en revoyant le plan de circulation de la ville
Les transports représentent 33 % de la consommation énergétique nationale : agir localement est décisif.
7
Service municipal d’accompagnement gratuit pour :
- Rénovation énergétique
- Installation solaire
- Aides financières
- Pompes à chaleur
Objectif : multiplier par 3 le nombre de rénovations performantes sur le territoire.
8
Étude d’implantation :
- batteries sodium-ion stationnaires
- projet pilote de stockage
- partenariats avec filières marines innovantes
Création d’un pôle « énergies marines renouvelables » sur le chantier naval pour diversifier l’activité économique au-delà du refit de yachts de luxe.
Vous pouvez lire le dossier composé par notre colistier Jean-Paul COSTE (notre spécialiste éneregie)
Vous pouveze également consulter l’article « L’énergie dans les municipales : silence radio » de Clément Le Roy publié sur le site « connaissances de énergies », qui éclaire bien la situation.
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